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Cette
expression, parait-il vieillotte, désigne un certain état
de sobriété.
Elle trouve probablement son origine dans le faite que la région
pèse 80% de la production de vin du pays, pourtant 5è
producteur mondial (et 3è consommateur !).
Pour cette dernière décade en Argentine, nous avons loué
une voiture (une étincelante GOL rouge
au début...)
pour librement surfer d'un coin à l'autre, car ici tout est loin
de tout.
Vinos
Les paysages alignent une bande de 2.000 km de long de vignobles, tout
au long de la Cordillère, sur fond de sommets Andins. Superbes
! Cette configuration assure une grande variété de vins,
autant que de terroirs et de climats.
Ici l'âge ou l'année d'une bouteille ne sont pas très
importants, c'est plutôt le cépage qui compte. Et principalement
on y trouve du Malbec, du Cabernet Sauvignon et de la Syrah. Par esprit
d'équité, on a tout essayé !
Potrerillos
On s'arrête quelques jours dans une cabana, sorte de petit chalet
en bois plus ou moins confortable et surtout plus ou moins bien chauffé
(on veut dire avec ou sans radiateur). Nous sommes prés d'un
lac de la pre-cordillère, encore peu investie d'infrastructures
touristiques. Nous arpentons les environs, les kilomètres s'enchainent
vite car les routes sont
rares et les points de vie éloignés
de 50 km minimum.
Penitentes - Upsallata
Penitentes
est LA station de ski andin la plus proche de Mendoza.
Les tarifs d'hébergement étant prohibitifs, on s'installe
à Upsallata à 70 km, qui n'a d'autres charmes que d'être
la base de ravitaillement locale (pas de banque à moins de 100
km par exemple
). On monte à Penitentes passer une journée
à dévaler les
4 PISTES entre neige et soleil ! Nouveau
bonheur on a skié sur la Cordillère des Andes et ceci
à quelques kilomètres seulement de l'Aconcagua, le plus
haut sommet de la chaîne : 6.959 m !
Mécanique
Une courroie de l'étincelante Gol rouge (de distribution ??)
marque des signes de faiblesse et part en lambeaux au fil des kilomètres
Nous coupons donc (aux ciseaux de couture de Marie) lesdits lambeaux
au fur et à mesure qu'ils claquent sur les autres pièces
du moteur. Le loueur a semblé comprendre les onomatopées
de Bruno au téléphone..., et nous remplace la voiture
quelques heures plus tard par une autre GOL mais BLANCHE. Ouf !
Le
Manzano Historico
Nous faisons une courte escale à Tupungato au pied du volcan
du même nom. L'état de la flotte de véhicules ne
nous met pas en confiance et nous incite à poursuivre notre chemin.
Nous parvenons finalement au village de Manzano historico, où
nous passons nos deux dernières nuits en Argentine dans une cabana
de luxe (on veut dire avec 1 radiateur).
Pour la petite histoire ce village existe, avec un musée, un
mémorial et tout et tout
parce que San Martin, Le Libérateur
National du joug colonial, s'y est arrêté quelques heures
pour s'y reposer sous un pommier ! Il ne reste du fameux Manzano qu'une
branche sous verre exposée au musée local
Dulce de leche
Cette douceur de lait pèse, en production annuelle, 110 000 tonnes
! Du lait, du sucre, et vous obtenez le caramel liquide local qui est
omniprésent : dans les pâtisseries, yaourts, confiture,
bonbons, glaces
Immanquable, les ménagères nous
accostent dans les supermercados pour nous le recommander !
Inventaire et sacs à dos
Un premier bilan du contenu de nos sacs s'impose.
Il ne nous a jusqu'à présent rien manqué (juste
l'achat d'une paire de mocassins à Buenos à Aires pour
Marie-Lise), on déplore encore peu de pertes : 1 pull
de Damien dès Londres, 2 paires de chaussettes par la lavanderia
(laverie) de San Ignacio et pas plus d'1 écharpe par semaine
Notre compte de vêtements et les dimensions de nos sacs à
dos s'avèrent bien dimensionnés (cf. rubrique préparatifs).
Malgré quelques menus souvenirs choisis pour leurs poids et volumes
restreints, nous parvenons encore à fermer nos sacs d'une étape
à l'autre. Seule la valise a tendance à prendre un peu
d'embonpoint au fil des semaines (difficile de jeter des livres
si si on va le faire
oui oui on va être obligé).
Bye bye Argentine, Mendoza
- Buenos Aires - Pérou (Lima)
Lundi 28 juillet 2008
Quelques
péripéties et un peu d'adrénaline marquent cette
journée.
On arrive à l'aéroport de Mendoza 40mn APRES la clôture
de l'enregistrement des bagages
Ouf, Bruno s'est trompé
d'une heure, et dans le bon sens ! Mais, suite à un mouvement
social de la compagnie aérienne, le vol est supprimé.
Après 4 heures d'attente, nous embarquons enfin pour Buenos Aires.
Là, c'est la guerre entre les passagers car les grèves
(3è jour d'affilée) mettent tout le monde dans un état
de sur excitation, les nerfs craquent, il y a de l'ambiance dans l'aérogare.
Nous partons avec, seulement, 2 heures de retard et nous arriverons
tout compte fait à 4 heures du matin, local, le lendemain à
Lima.
La suite
aux cités d'or !
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A bord
de la nouvelle Gol !
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Bon
Air !
Article écrit le 22 juillet 2008

Buenos
Aires,
Capital Federal
Du
8 au 17 juillet
Après
3 semaines en province, nous voici de retour à la Capitale, littéralement
la ville du " Bon Air ". Certes, l'atmosphère a dû
évoluer depuis 1536, date de sa première fondation, maintenant
que l'agglomération concentre un tiers des 39 millions d'argentins.
Mais nous ne sommes pas complètement dépaysés,
notre passé d'ex-parisien nous y aide substantiellement !
De notre base arrière, un appartement loué la semaine
précédente en plein cur du quartier de San Telmo,
nous organisons notre séjour entre sorties dansantes et visites
successives des principaux quartiers.
San
Telmo, notre quartier
Actuel fief du Tango (né à la Boca), royaume des antiquaires,
ce quartier devenu populaire nous accueille cette semaine. Les maisons
sont plutôt jolies, toujours basses, un ou deux étages
au plus, les commerces très présents, des petits passages,
des terrasses de café, un beau mélange !
Les jours fériés et le dimanche, le quartier accueille
la feria où danseurs de Tango et antiquaires envahissent la place
Dorrego et ses rues adjacentes. Le-bon-heur !
Plaza de Mayo
Face à la Casa Rosada (le siège du gouvernement, actuellement
celui de Cristina Kirchner), cette place est le cur de la ville
et la scène de toutes les revendications et de tous les événements
politiques importants du pays.
Entre autres, c'est là que les mères des disparus (certaines
estimations les chiffrent à 30 000) sous la dictature militaire
(1976-83) continuent de se rassembler chaque jeudi. Souvenons-nous aussi.
Swingo-rock
Comme certains sont impatients, allez, maintenant un petit mot sur la
danse !
Tout d'abord, nous n'avons eu aucune difficulté à nous
rappeler que Buenos Aires est LA ville où est né le Tango.
Entre démonstrations de rue, placards publicitaires de cours
à tous les coins de rue, fonds sonores des boutiques, salles
de tango-shows, posters de couples enlacés, objets dérivés
partout et tout le temps, tout s'y rapporte.
Côté Rock'n Swing, il y a pléthore d'associations
et écoles, et toutes celles que nous avons contactées
ont répondu " présent ". Tout particulièrement,
un grand merci à Rafael d'une part, et à José et
Luciana d'autre part. Nous avons ainsi pu participer à un cours
de rock, un autre de Lindy, et à une soirée Swing avec
orchestre !...
Petite anecdote : ici, une séance de cours partage la salle entre
3 cours simultanés ! Un prof à chaque extrémité
de salle, un autre au milieu, et c'est parti ! Pas de micro, une sono
commune, et c'est
bondé !
Soirée
Happy Feet :
Danse un jour danse toujours !
Vidéo
(cliquez) - 2mn15
Rencontre
Nous avons la joie et la chance de pouvoir rencontrer celui qui, grâce
à son sens aigu de l'observation et son humour, anime la toile
francophone locale d'une verve sans pareille ! Nous voulons dire, le
Petit Hergé !.... clap ! clap ! clap !
Si vous voulez tout savoir, ou presque, de Buenos Aires de l'Argentine
à travers les yeux d'un français, régalez-vous
sur www.lepetitherge.net
Commerce
Pour une ville de cette dimension, nous sommes surpris de la densité
de petits commerces. Chaque cuadra (une longueur de pâté
de maison) dispose de son kiosco (cartes téléphoniques,
confiserie, chips
), de sa carniceria (boucherie), de sa ferreteria
(droguiste) et de son petit supermercado et assez souvent de sa farmacia.
C'est agréable, chaque quartier a ainsi conservé son âme.
La grande distribution a bien essayé, ici aussi, de changer cela,
mais sans trop succès jusqu'à présent.
Insolite
:
De ruelles en ruelles, Buenos Aires
Vidéo
(cliquez) - 5mn56
La tradition
du Maté
C'est LA boisson locale, ainsi qu'aux Paraguay et Uruguay voisins, héritée
des Guaranis. C'est un genre d'infusion qui se boit dans une petite
calebasse, à base d'une herbe produite dans les Misiones, la
Yerba Mate. Le côté pittoresque, c'est qu'elle se boit
à l'aide d'une pipette équipée d'un filtre, la
bombilla. Ici, la plupart des gens en consomme à longueur de
journée, et se ballade donc avec tout l'attirail nécessaire
: la bombilla et la calebasse, le sachet de Yerba Mate, et moins discret,
la thermo d'eau chaude ! Partout, on peut s'approvisionner en eau chaude
pour 1 à 2 pesos.
Vous vous doutez que calebasses et bombillas équipent tous les
rayons de toutes les boutiques dignes de ce nom
du kiosco au supermercado
en passant par les boutiques de souvenirs.
Carte
postale : Quartier de la Boca
A deux pas du stade mythique des footballeurs de Boca Juniors, ce quartier
d'anciens immigrants italiens est haut en couleurs. Au sens propre.
En effet, au siècle précédent, les dockers et marins
utilisaient les fonds de pots de peinture à bateau, et le quartier
perpétue cette habitude. Une atmosphère populaire, une
ambiance de Place du Tertre (Montmartre)
Au fait, en Argentine, le football à 11 est moins pratiqué
que ses autres formes avec moins de joueurs (9, 7 ou 5), celui qui emporte
la palme, et de loin, étant le Futbal 5. On en trouve une multitude
de planchas couvertes ou en air libre.
Hep
taxi !
Incroyable, on a l'impression qu'il y a plus de taxis que de voitures
! Mêmes dans les rues les plus sombres des quartiers les plus
reculés, on lève le bras et dans les 20 secondes qui suivent,
on a une voiture ! Bon, ensuite, il faut s'accrocher
Rassurez-nous,
Fangio n'était pourtant pas argentin ?
Insolite
:
Bientôt dans le métro de Paris !
Vidéo
(cliquez) - 1mn
Cours
de Damien
C'est là qu'on comprend vraiment les encouragements d'une
amie à notre projet, ponctués d'un "
surtout
avec un ado ! ".
Le rythme des séances quotidiennes tient bon. Damien subit son
cours matinal avec Marie-Lise ou Bruno, selon les matières, et
fait ses devoirs en solo en général en fin d'après-midi.
Souvent entre soupirs, quelques grossièretés malencontreusement
mal retenues, bouderies
, certes, mais on avance sur le programme
de 3ème, on tient bon !
Adios Buenos Aires !
On repart de cette grande ville avec des images plein les yeux, des
odeurs plein les narines, du bruit plein les oreilles
et des souvenirs
plein la tête. Nous nous sommes sentis chez nous, pas été
très dépaysés par cette ville, capitale d'un pays
qui est le fruit de vagues d'immigration
Tout ce qu'on aime !
On dit que certains sud-américains descendent des Incas, d'autres
des Mayas, et les argentins
du bateau !
La
suite
du haut de la montagne !
|
A
l'affiche à Buénos Aires !!
|
Eaux
Grandes !
Article écrit le 14 juillet 2008

Iguazu,
Région des Misiones
Du 28 juin au 8 juillet
Iguazu signifie eaux grandes en Guarani !
On ajoute 5h à notre compteur d'autocar argentin pour pousser à
l'extrême nord-est du pays, dans la ville touristique d'Iguazu.
On déniche rapidement un hôtel tranquille, à quelques
pas du terminal de bus et à 10 minutes à pied du centre
ville.
La
ville d'Iguazu ne présente pas de charme particulier. On sent
la station touristique à tous les coins de rue : boutiques de
souvenirs, vendeurs à la sauvette, agences de tourisme local
plus nombreuses que les boulangeries
Le parc naturel voisin assure
à coup sûr le développement de cette petite ville
de 35 000 habitants. On observe à notre hôtel que l'ensemble
des touristes, nationaux ou étrangers, ne font qu'une courte
halte d'une ou deux nuits, probablement le temps de faire un saut aux
chutes
Le lendemain de notre arrivée, la météo a le bon
goût de se mettre au beau fixe pour toute la durée de notre
séjour, c'est dire à quel point cette bourgade respecte
le touriste ! En tout cas celui d'origine angevine
Malgré
ce côté un peu " taillé pour le tourisme de
masse ", la vie quotidienne reste abordable, nos consommations
de base, fruits et légumes, viande et lavanderia sont très
honnêtes (prix environ 4 à 5 fois moins élevés
qu'en France). On s'y sent rapidement comme chez nous, le repérage
dans le centre se fait toujours aussi simplement (les rues forment un
quadrillage à la nord-américaine, comme vraisemblablement
partout en Argentine), les commerçants nous reconnaissent assez
vite
Selon
certain guide, le quasi unique attrait de la ville résiderait
dans le point de vue des 3 frontières (Hito de las tres fronteras),
un peu excentré et d'où on peut voir la confluence du
fleuve Iguazu dans le rio Parana. On fait la balade, mais cela ne nous
laissera pas de traces indélébiles
Les
chutes
Les images parlent mieux que tout discours !
A savoir tout de même, le site, classé patrimoine naturel
de l'humanité (Unesco) depuis 1984, est à l'intérieur
d'un parc national, situé en pleine jungle tropicale.
Les chutes sont sur le fleuve Iguazu qui prend sa source 500 Km plus
amont, au Brésil. Elles sont sur le territoire argentin, mais
comme le fleuve sert de frontière, elles sont aussi visibles
dans leur ensemble de l'autre rive
au Brésil.
Leur particularité ? Plus hautes et plus larges que les Niagara
Falls, rien que çà ! 275 chutes (oui, oui, y'a pas de
faute de frappe
) se succédant sur près de 3 Km et
dévalant de 70 mètres !... Un bruit assourdissant, une
impression d'infinité, de force naturelle
Respect !
Merveille
du Monde : Les chutes
Vidéo
(cliquez) - 4mn15
De plus, le site coté argentin est particulièrement adapté
à la visite : on approche de très près (parfois
beaucoup trop au goût de Bruno
) des points de vue inoubliables,
sur des passerelles métalliques installées de sorte à
ne pas dénaturer la vue du site. Chapeau !
Moquons-nous
: Un journée ép(r)ouvante pour Bruno....
Vidéo
(cliquez) - 1mn30
La
jungle, habitat naturel des Guaranis
On s'imprègne des rudiments de culture Guarani (indiens locaux)
avec Jorge, de père indien et de mère elle-même
fille de Gaucho. Sa culture de la faune et de la flore de la jungle,
ainsi que ses vertus médicinales, il les tient de voie orale
par son père. Par contre, pour apprendre à monter à
cheval, en tout cas à Marie-Lise, Jorge n'est pas le meilleur,
son grand-père maternel doit blêmir
Il est étonné
d'apprendre que les mangues ne poussent pas en France !
Le
million d'indiens Guaranis qui peuplaient la région est aujourd'hui
réduit à 13 000 âmes. La communauté a toutefois
su préserver sa culture en cloisonnant ses rapports avec les
intrus coloniaux. La coutume est toujours là même : les
femmes choisissent leur mari entre leur 12ème et leur 14ème
année. L'élu ne peut en aucun cas refuser. Après
le 14è anniversaire c'est le chef du village qui choisi ! Elles
mettent au monde une moyenne 9 enfants et accouchent toujours là
où elles le sentent (en aucun cas à l'hôpital où
elles ne font qu'une unique visite de contrôle pendant leur grossesse),
et en une heure maximum, montre en main !
Jusqu'à 7 ans, les enfants vont à l'école Guarani/Espagnol,
puis intègrent le système scolaire national.
Ils vivent désormais par petits groupes dans des maisons de fortune
au milieu du peu de nature qu'il leur reste. Ils ont l'électricité,
captent la télé mais vivent avec très peu, il ne
faut pas se le cacher, se sont les plus pauvres des environs. Nous apprenons
par la suite que le plus fort taux de suicides en Argentine est auprès
des guaranis....
Moquons-nous
: Le cheval, ami de Marie-Lise ?
Vidéo
(cliquez) - 1mn30
Rencontre
avec le Lycée d'Iguazu : Bachillerato 23
Lors de nos recherches d'associations pour le volontariat international,
nous faisons la connaissance d'une professeur qui nous convie à
un entretien avec une classe en filière Tourisme. Lorsque nous
parvenons au rendez-vous, nous sommes mis face à une quarantaine
d'adolescents de 16 ans et plus qui nous harcèlent de questions
sur la vie en France. Tous les sujets sont passés en revue :
un peu de géographie (Angers, Pays de Loire
), modes de
vie (qu'est-ce qu'on mange, est-ce qu'on a une voiture
), l'économie
(salaires moyens et minimum, la sécurité sociale
),
l'éducation (système scolaire, volumes d'heures quotidiens
.).
Damien est sujet de convoitises !
Prise de conscience : ce 4 juillet, à l'heure où ils partent
en vacances
d'hiver, ils découvrent que nos chérubins
sont, eux, en grandes vacances d'été !
Leur établissement est utilisé sur 3 créneaux horaires
pendant 5 heures d'affilée afin d'optimiser au plus les lieux.
De 6h à 11h le matin pour une classe d'âge, de 12h à
17h pour une autre et enfin de 18h à 23h pour une dernière.
Le respect du rythme de vie, c'est quand on a le temps
et les
moyens d'y penser !
A l'issue de cette séance de 90 minutes, très dense, tout
le groupe nous fait visiter l'établissement dans la bonne humeur
générale. Les quelques salles sont réparties sur
2 niveaux autour d'une cour. Le manque de moyens est évident
: matériel en piteux état, pas d'électricité
partout, fuites d'eau, maigre bibliothèque
La curiosité de ces ados, leur soif de vivre, leurs sourires
nous ont touchés. Cet entretien restera un temps fort de notre
périple. On reste en relation avec l'enseignante, on lui enerra
des livres à notre retour.
Animaux
Des Pumas, crocodiles, serpents et vilaines araignées ont élu
domicile dans cette région mais nous n'en n'avons pas vu un seul.
Par contre énormément d'oiseaux colorés et de papillons
croisent notre route. C'est ainsi que nous faisons connaissance avec
le Coatie... La jolie photo du "Coatie" en entête de
cet article vous a surement charmée... et bien que nenni, ne
vous y trompez pas, ces petites bestioles sont des voleuses ! Lors d'une
de nos journées au parc national d'Iguazu, un Coatie nous a déchiqueté
un sac et est parti en grognant avec notre paquet de gâteaux....
heureusement ce n'était pas un kouing-aman !
Insolite
: Au voleur !
Vidéo
(cliquez)
Scène
de vie : les autocars
En préalable, il est nécessaire de savoir que tous les
moyens de transport collectif sont privés en Argentine. Héritage
de l'ère Carlos Ménem (celui qui a tout privatisé
).
Le métro, les bus de ville, les cars inter-villes en province,
les trains, tout appartient à des compagnies privées
qui
se tirent la bourre !
Sur nos trajets en province (San Ignacio / Posadas, ou au départ
d'Iguazu vers le Brésil, le Paraguay ou le Parc National des
chutes), il suffit de lever le bras et le premier car qui passe freine
des 4 roues pour s'arrêter et nous faire monter avant le véhicule
concurrent qui suit pas très loin derrière. Cà
change un peu notre habitude !
Une fois à l'intérieur, il y a un receveur, en sus du
chauffeur, qui parcourt l'allée centrale et encaisse le prix
du trajet. Son agilité à se mouvoir et à conserver
son équilibre est surprenante, car son collègue aux commandes,
lui, fait son travail : accélérations/freinages enchainés,
dépassements de tout de qui pourrait le ralentir (autres autocars
à la mécanique moins performante, camions surchargés,
Peugeot 504 en milieu de vie
) et le cas échéant
en frôlant par le centre de la voie, le véhicule qui arrive
à contre sens
Sans compter les arrêts-dépose de tous marchands ambulants
toujours prompts à proposer de quoi agrémenter le voyage
(même court) des passagers : vente de gâteaux, boissons,
chiquitas
etc. Le portrait serait incomplet si on ne citait pas
l'incontournable distribution de bonbons par le receveur !
Mention spéciale : lors de l'attente des autocars comme des bus
de ville, les gens se mettent naturellement en file indienne, et la
montée s'effectue sans bousculade, les uns après les autres.
Cà aussi on n'a pas l'habitude
Une exception à la frontière Argentine : les autocars
faisant le trajet pour aller au Brésil ou vers le Paraguay sont
bondés de voyageurs, mais aussi de bagages (affaires un peu personnelles,
mais surtout petit commerce en tous genres
). Et lors du passage
de la douane argentine, les autorités font descendre tout le
monde, contrôlent individuellement les passeports et jettent un
il aux paquets restés dans le bus. Là, qui perd
sa place
perd sa place ! Donc, c'est la guerre
Chacun essaie
d'être le premier descendu
pour être le premier remonté
et finir le trajet
assis ! Nous avons élu les paraguayennes
" les meilleures faufileuses " du triangle des 3 frontières
!
A suivre, dans quelques jours, Buenos Aires.../...
Les ruelles colorées, de Dulce Leche, le Tango, le Métro,
les devoirs de Damien...
|
Coatie,
Parc National d'Iguazu
|
Premiers
pas sur le continent Sud Américain
Article écrit le 23 juin 2008
Paris-Buenos
Aires (via London, UK & Sao Paulo,
Brazil) - Mercredi 18 juin
LE jour J
A-y-est, on y est, on y va, c'est parti ! Youhouuuuu
!
Bon, on a choisi de commencer franchement, par un petit trajet de 22h,
dont 12 entre Londres et l'escale de Sao Paulo. Tant qu'à faire,
soyons sérieux tout de suite ! Faisons les choses entièrement.
Buenos
Aires (Jeudi 19 juin)
L'arrivée à Buenos Aires, vers 10h (locales) du matin
se fait l'esprit un peu brumeux, les jambes engourdies et
la tête
sous la pluie ! Ce n'est pas une surprise totale, l'Argentine étant
située dans l'hémisphère sud, juin correspond au
début de l'hiver, et nous ne regrettons pas nos doudounes.
A la sortie de l'aéroport, nous déclinons les offres des
chauffeurs de taxi (pas tous officiels) et choisissons le bon vieil
autocar local qui va nous déposer dans le centre
deux heures
plus tard !
En bons routards amateurs, nous n'avons bien sûr rien réservé
mais jetons notre dévolu sur une adresse conseillée dans
notre guide (en l'occurrence le Petit Futé 2006), et qui affiche
" complet ". Dès lors, pour garantir la nuit sous un
toit, nous prenons finalement le premier établissement proposant
une chambre triple, libre, et dans notre budget !
Bon, elle n'a pas de fenêtre, mais c'est pour dormir, non, pas
pour le paysage !...
Le
reste de l'après-midi est consacré à un aller-retour
à la gare routière pour réserver les places de
notre trajet à venir vers la Mésopotamie argentine. C'est
aussi le prétexte à la découverte du métro
de Buenos Aires, le premier d'Amérique latine (1913) et dont
une ligne a conservé les rames en bois d'époque ! Estupendo
!
Départ
pour la région des Misiones
Vendredi 20 juin, 18h, gare routière de Retiro, Buenos Aires
C'est le départ en autocar pour un bon millier de kilomètres
de nuit ! On ne sait pas encore si c'est mieux, la nuit, car la réputation
des conducteurs argentins nous fait pâlir à l'avance. Et
au fait, pourquoi nous obligent-ils à fermer les rideaux ? Tous
les rideaux...
Par contre, côté équipement et services, nous sommes
servis : colectivo (autocar) à 2 étages, en classe semi-cama
(pour les lecteurs de formation technique, précisons qu'il s'agit
de sièges dont le dossier s'abaisse de 90 à
160
degrés), dîner servi à la place, écrans vidéos
où s'enchainent des chefs-d'uvre américains sous-titrés
en argentin et
plein pot les décibels !
Unique inconvénient : ils ne font pas de tests de ronflement
pour les passagers, Marie-Lise pourra vous en parler plus longuement
La Mésopotamie (du grec " entre deux fleuves ") argentine
est la région située au nord-est du pays, coincée
entre les fleuves Uruguay à l'est, Paraná à l'ouest
(4000 Km, 2ème plus grand d'Amérique latine, après
l'Amazone) et Iguazu au nord. Les pluies son abondantes l'été
(ici de décembre à mars) et comme il fait moins chaud
l'hiver (avril à octobre), c'est donc moins humide, donc c'est
la saison haute
qui commence bientôt ! Il était temps
qu'on passe !
Cette région est divisée administrativement en 3 provinces,
dont les Misiones, la plus au nord, encastrée entre Brésil
et Paraguay.
Les
premières pages de la colonisation de cette province, où
vivaient des indiens Guaranis, ont été écrites
par des jésuites. Ces derniers s'y sont établis pacifiquement,
à partir de 1609, et ont fondé une trentaine de missions,
las reducciones, devenues au fil des ans de véritables entités
autonomes de transmission de savoirs, et économiquement puissantes
ce qui ne pouvait durer, et s'est tragiquement terminé en 1767.
Film
"The Mission"
N'hésitez pas à voir, ou revoir, le film The Mission (Palme
d'or Festival de Cannes 1986) avec entre autres Robert de Niro. L'action
se déroule dans cette région.
Village
de San Ignacio
Région des Misiones - Samedi 21 juin
Ouf
! On a trouvé notre nid pour les prochains jours
Une mignonne
hospedaje tenue par de probables descendantes d'immigrants allemands
de la fin du 19ème siècle. On
soulage nos corps des 60 Kg de bagages, et
on-se-pose !
Dans
l'après-midi, quand même, première visite-découverte
du village, au charme indiscutable. Visite des ruines
de la mission jésuite.
Le
site est déclaré Patrimoine mondial de l'Humanité
par l'Unesco. Un micro-musée introduit le sujet, puis nous passons
à la découverte des pierres (d'origine ou récemment
restaurées) retraçant le cadre de ces implantations.
Insolite : Pourqoui
s'embêter de normes de sécurité ??
Vidéo
(cliquez)
Ville
de Posadas
Région des Misiones - Lundi 23 juin
On
revient sur nos pas d'une cinquantaine de kilomètres (en bus
local, maintenant c'est sûr, si vous aviez encore un doute, on
aime) pour se rendre à la ville : Posadas, capitale régionale
des Misiones.
Magie : on y trouve des cartouches de gaz pour notre réchaud
on va pouvoir continuer à se sustenter !
Premier contact : avec la frontière paraguayenne, matérialisée
par le fleuve Paraná (on va voir ceux qui suivent : il est long
comment, ce fleuve ?). On a l'impression d'un lac, tellement l'autre
rive parait hors de portée.
Mythe : on l'a vu, on l'a touché, on l'a même mangé
! Non, la qualité du buf argentin n'est pas un mythe, il
fond vraiment dans la bouche !
Insolite
: Un petit tour dans les rues de Posadas !
Vidéo
(cliquez)
A
suivre, dans quelques jours, les chutes d'Iguazu
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