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Région
de la Vallée Sacrée
Article écrit le 26 août 2008

Trajet
de Nazca à Cuzco
du 13 au 25 aout 2008
Nouveau trajet en bus de nuit. Tiens, on nous demande de tirer les rideaux
pour mieux dormir sans doute
ou pour ne pas voir les précipices
ni les véhicules qui arrivent de front ? Au milieu de la nuit,
nous passons un col à 4 500 mètres d'altitude. Quelques
vertiges, qui s'estompent avec une pilule magique. L'essentiel : on
arrivera
vi-vants !
C'est en milieu de matinée que nous découvrons, à
travers la vitre embuée du bus (et nos yeux à demi ouverts),
cette ancienne capitale de l'empire Inca qu'est Cuzco. Surprise : ses
toits de tuile recouvrent tout le fond d'une vallée et débordent
sur les flancs. Fabuleux !
Les
Incas
Difficile d'aborder Cuzco sans un peu d'histoire
de l'empire Inca.
Différentes cultures occupaient la région, notamment les
Huaris. Mais c'est surtout entre les 12ème et 15ème siècles
que s'est développée la culture Inca, restant très
localisée. Ses huit premiers Incas (jadis, le terme signifiait
Roi) étaient pacifiques et surtout concentrés à
renforcer leur pouvoir spirituel et politique. C'est en réaction
à une agression des Chankas, en 1438, que le 9ème Inca,
Pachacutec, victorieux in extremis, déclencha les vagues d'expansion
qui donnèrent naissance à l'empire Inca. A l'arrivée
des conquistadors espagnols à Cuzco en 1533, celui-ci s'étendait
de Quito en Equateur à Santiago au Chili !
Cuzco
- Altitude 3 300 mètres
Nous reprenons notre souffle ! Puis nous arpentons les pentes des rues
pavées et pour la plupart étroites du centre ville de
cette agglomération de 350 000 habitants, et allons de découvertes
en surprises : des restes de fondations et de murs incas (véritables
puzzles de pierres taillées sur mesure, sans régularité,
et
antisismiques !), des églises coloniales, de riches
musées, des perspectives sur les toits de tuiles ornés
de statuettes de taureaux (symbole de force et fécondité)
Entre Cuzco et la Vallée
: Vidéo
(1mn)
La
vallée sacrée
A deux reprises, nous nous échappons de la ville en " colectivos
" pour explorer les alentours et notamment la vallée sacrée,
voisine de celle de Cuzco. C'est comme dans les rêves (ou dans
certains dessins animés) : pentes abruptes terrassées
pour l'agriculture, lit fertile du rio Urubamba, villages vivants
Les marchés sont colorés, le commerce omniprésent
(Cireurs de chaussures, chapeliers
), les taxis sont des tricycles
à moteur
Les femmes portent jupes bouffantes, chapeaux
et sacs typiques sur le dos
Vivent les Andes !
Marchés Colorés :
Vidéo
(1mn)
De
quoi vivent-ils ?
Les apparences sont malheureusement révélatrices du niveau
de vie très faible de la population péruvienne. Pourtant,
et malgré un taux de chômage officiel élevé,
ce pays grouille d'activité : certains salariés d'entreprises
font le " taxi " pas très officiel en dehors de leurs
horaires, ou vendent des boissons " à emporter " dans
les endroits les plus reculés, beaucoup de femmes assurent ou
complètent le revenu du foyer en vendant dans les rues leur pain
ou leurs gâteaux " faits maison ", des fruits et légumes
du jardin, proposent de laver le linge, d'autres travaillent la terre
dans des endroits les plus inattendus (pentes à 40%, fines couches
de terre dans le désert
). Que de courage ! Et ici, il n'est
pas interdit à ceux qui n'ont pas assez
de tout essayer
pour s'en sortir. Nous craignons que les rues d'Angers ne nous paraissent
un peu fades à l'avenir
Les
randonneurs
Le Machu Picchu, çà se mérite ! Aussi, nous décidons
de nous y rendre en randonnée ! Avec les services d'une agence,
nous nous joignons à un petit groupe de 3 jeunes anglais et d'un
couple de rennais (soient 5 bretons, des " grands ", et des
vrais). La première journée est partagée entre
le transport en bus et LA descente infernale en vélo : 35 kilomètres
à dévaler, dont la majeure partie sur de la route non
bitumée
On en ressent encore les secousses ! Et les avant-bras,
à force de freinage, sont restés tétanisés
pendant plusieurs jours.
Les deux journées suivantes sont consacrées à la
marche à pied Aux détours de nos chemins, nous découvrons
des plantations de café, de citron, d'orange, de bananes et
de coca ! Nous traversons quelques ponts péruviens (lisez : pas
très bien entretenus et le plus souvent vertigineux), assistons
à des traversées en tyrolienne d'enfants se rendant à
l'école, et pour les plus courageux, empruntons des chemins incas
(passages étroits ou escaliers à flancs de montagne, sans
protections
) ! Les moustiques sont de la partie, et les traces
et démangeaisons conséquentes sont toujours visibles et
sensibles une semaine plus tard
Le dernier tronçon nous mène à Aguascalientes,
base d'accès au site mythique !
Ville
d'Aguascalientes
Le Machu Picchu !
Nous faisons l'impasse sur le romantique lever de soleil de 6h du matin
: il pleut, et les sommets sont complètement pris par les nuages
! Bien nous en a pris, car le temps s'éclaircit dans la matinée
et nous pouvons profiter pleinement de notre journée de visite
sur le site. Fabuleux, mais les mots nous manquent et cette fois encore,
les photos parlent mieux !
Les
Cités d'Or
A chaque pas résonne le générique du dessin animé
" Les Mystérieuses Cités d'Or ", nous nous attendons
à rencontrer Esteban, Zia et Tao, le grand Condor étant
aussi de la partie ! La Vallée Sacrée est un lieu de souvenirs
d'enfance, nous avons tant de fois rêvé du Temple du Soleil,
il y fait bon !
http://www.lescitesdor.com/

La suite sur le lac navigable le plus haut du monde ...
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Région
de Nazca
Article écrit le 17 août 2008

Nous poursuivons notre lente descente vers le sud via la Panamericana.
Le bus grimpe à travers les montagnes côtières et
nous faisons halte à presque 600 mètres d'altitude, sur
un plateau aride, au cur d'une plaine désertique, à
Nazca. Le soleil cogne dur. Ici, il pleut environ
90 minutes par
an !
Ville de Nazca
du 7 au 12 août
Imaginez : une grande place carrée, la place d'armes, ornée
de bancs publics et d'espaces verts, autour de laquelle s'alignent restaurants
locaux, commerces et bâtiments publics.
De la place, part la rue des touristes, facile à reconnaître,
c'est celle qui a de larges trottoirs pavés, sur lesquels s'ouvre
une succession d'agences de tourisme d'un côté, et de l'autre
des restaurants sans menus mais dont les tarifs de la carte sont en dollars.
Une autre rue, plus petite, part aussi de la place et mène à
une longue parallèle, vivante, grouillante, comme on les aime.
Les étals des magasins empiètent sur les trottoirs, les
vendeuses de rue (pain, fruits, confiseries
) sont légion,
les revendeurs d'impulsions téléphoniques sont à
chaque coin de rue, la densité de taxis locaux (de la taille des
voitures sans permis) est encore une fois impressionnante
. L'animation
sonore est assurée par le folklore des klaxons (pire qu'en Italie
!), les annonces permanentes de vendeurs en triporteurs qui répètent
inlassablement avec micro et haut-parleur : naranjas, manzanas, naranjas,
manzanas
On se sent bien, ici !
Les
lignes
Cette ancienne capitale de la civilisation Nazca est sortie de l'oubli
et da sa torpeur en 1939, lorsque qu'un scientifique survolant le désert
en avion découvrit de mystérieuses lignes tracées
au sol.
Ces lignes ne sont visibles que d'en haut, ce qui explique leur redécouvert
tardive. Elles ont été tracées en enlevant les pierres
les plus sombres et en les empilant sur les bords, provoquant ainsi un
fort contraste avec le sol plus clair et riche en gypse.
Certaines sont de simples lignes droites, d'autres des figures géométriques,
et les plus spectaculaires représentent des plantes ou des animaux
: colibri, condor, des mains (ou une grenouille selon l'angle de vue)
Une multitude de travaux ont depuis été réalisés,
et autant d'hypothèses élaborées, mais aucune ne
fait consensus : système d'irrigation à partir des eaux
de pluies, chemins d'incantations religieuses, système zodiacal
? Le mystère demeure entier. Damien, lui, a son idée : les
péruviens réalignent les pierres chaque matin, balayent
les lignes, le tout pour entretenir le tourisme !
Le
mirador
Le meilleur moyen de profiter du spectacle offert par les lignes est sans
doute l'avion, mais les tarifs pratiqués et les recommandations
de notre gouvernement (suite à différents récents
accidents encore non expliqués) nous découragent. Nous préférons
attraper un bus local et atteindre, à une vingtaine de kilomètres,
le mirador ! Il s'agit d'une structure métallique pas trop rouillée,
sur le bord de la route, et d'où on peut apercevoir deux géoglyphes
: l'arbre et les mains.
Ballades
champêtres
Nous explorons un peu les environs de Nazca, ce qui nous donne d'abord
l'occasion de découvrir nos premiers champs de
coton ! Au
fait, si vous n'avez pas encore lu " Voyage au pays du coton ",
on vous laisse une dernière chance
Certaines parcelles sont encore en fleurs, d'autres moutonnent de blanc,
c'est magique !
On a aussi la chance d'assister à une fin de journée de
ramassage de papas (pommes de terre pour ceux qui ont loupé l'épisode
précédent), ou plus précisément de l'une des
4 000 variétés existantes
Le ramassage se fait généralement
en famille, enfants compris, pour un salaire de
3 € par jour
! Le ramassage se fait par sacs de 60 Kg. En fin de journée, les
ramasseurs ont le droit, pendant un laps de temps très court précisé
par des coups de sifflets, de ramasser pour leur propre compte ce qui
a été oublié dans les travées.
Archéologie
Au détour d'un chemin de terre, nous découvrons un aqueduc
en pierres datant
des Nazca (300 AvJC à 1100 ApJC) et toujours
opérationnel. Celui-ci est à ciel ouvert et capte 3 sources
souterraines qui permettent d'alimenter des hectares de plantations en
aval. Il en existe des dizaines dans les environs, de différents
modèles, et ils sont à l'origine de la transformation de
cette plaine aride en une véritable oasis.
Nous poussons aussi nos promenades jusqu'au site de Cahuachi, à
une vingtaine de kilomètres. Il s'agit du plus important centre
nazca connu, et seule une toute petite partie est d'ores et déjà
découverte. A terme, il y aura plusieurs pyramides, un cimetière,
un site encore énigmatique ayant peut-être servi de centre
de momification
et l'entrée ne sera plus gratuite ! Gizeh,
tiens-toi bien !
Voyageurs
solidaires
Cette fois, bonne pioche ! Du fond d'un bureau de la Muncipalidad (Gracias
Roberto !), nous sommes présentés au président de
l'association des Padres de Familias d'un collège, puis au capitaine
de la compagnie des Bomberos (pompiers), puis au président des
Familles rurales de Cajuca
Nouvelles opportunités de rencontrer les gens d'ici, de passer
du temps à expliquer notre démarche, comprendre leurs préoccupations,
et surtout prendre la mesure de l'écart de développement
qui les sépare de notre quotidien de "nés au bon
endroit au bon moment".
Cajuca
Village limitrophe de Nazca, son association des familles rurales est
composée de 1 500 familles. L'association milite activement pour
l'amélioration de ses conditions de vie, et notamment contre la
pauvreté de la majorité de ses habitants. Une grande partie
du village est composée de casitas, cubes de panneaux de paille
de 10 m² faisant office d'habitations
pour une famille de 5
à 10 membres. Pas d'eau courante, pas d'électricité,
le rio voisin sert de déchetterie
Même pour ceux qui
vivent dans des habitations moins précaires, l'eau courante n'est
souvent assurée qu'une heure par jour. Deux terrains de jeux de
sports collectifs existent, en bordure du village, pour 250 enfants, mais
de toute façon, il n'y a personne pour leur apprendre les règles,
le collège du village n'a pas d'enseignant en sport
Les dirigeants de l'association ont déjà mis en place un
service de soupe populaire, construit deux bungalows pour mettre en place
des cours de couture et d'informatique, entamé la transformation
en matériaux "nobles" (lisez : en dur) de leur
chapelle de paille
et ont encore l'ambition et surtout l'énergie
de mener à bien plein de projets ! Notre cur et notre esprit
seront avec eux.
Los
Bomberos
Nous avons droit à plusieurs navettes en ambulance de pompiers
ainsi qu'à une visite de la caserne. Top fun ! Moins fun, l'équipe
de 50 volontaires qui assure une permanence 24h/7j couvre un territoire
de plusieurs centaines de kilomètres sur certains axes, soient
parfois jusqu'à 8h de délai d'intervention
quand les
véhicules démarrent tout de suite. On ne vous fait pas de
dessin. Et ceci principalement faute de capacité d'équiper
des centres mieux répartis, car les volontaires ne manquent pas.
A suivre
Top Fun : Vidéo
chez les Bomberos (1 mn)
La suite
au Temple du soleil !
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Aqueduc
- Nazca
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Grande
première pour Damien !
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Cajuca,
rencontre avec l'association des familles rurales
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Mirador
- Lignes de Nazca
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Bomberos, rencontre avec les Pompiers bénévoles
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Les
ignes - Le mystère demeure entier, et vous, quelle est votre
hypothèse ?
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Journée
rémunéree 15 soles (3 euros)...
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Sur la Panamericana !
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Iles
Ballestas
Article écrit le 11 août 2008
Ville
de Paracas / Islas Ballestas
Après 3h de route, nous parvenons à Paracas, petit port
de pêche situé à quelques encablures des Islas Ballestas
et d'une zone classée réserve nationale.
Nouvelles images :
Un ponton, un front de mer habillé de quatre restaurants et 10
paillottes d'artisanat local (c'est moins grand qu'à La Baule,
mais çà l'fait, trop d'la balle !). La région maritime
est le lieu de rencontre des courants froids venus du sud, et de courants
chauds, venus du nord. Cette particularité en fait un lieu privilégié
pour la faune : plancton, poisson, oiseaux, touristes
La ballade aux îles nous fait découvrir des otaries qui
se prélassent au soleil, quelques manchots qui dévalent
les rochers vers leur bain matinal, différentes espèces
de cormorans que l'on compte par dizaines de milliers, des vols de pélicans
en ligne, et même quelques dauphins qui croisent notre route !
Enfin, on y observe nos premières lignes (mais non, on ne se
drogue pas !), gravées on ne sait ni comment ni pourquoi, mais
en tout cas bien présentes sur la roche de la côte, et
représentant El candelabre (le chandelier). Nous reviendrons
sur le sujet dans une poignée de jours, dans la région
de Nazca.
Un dernier mot sur ces îles, dont la densité d'oiseaux
est telle, que le ramassage de guano a longtemps représenté
une source de revenu importante pour le village (usages d'engrais
naturels !). Il y a encore quelques années, la population récoltait
annuellement une épaisseur de guano de
2 mètres
! Aujourd'hui, changement climatique aidant et signe de dégradation
de la biodiversité, il y a un peu moins d'oiseaux, et la récolte
ne s'effectue plus que tous les 4 à 5 ans, pour une couche de
70 centimètres !
Cette promenade en mer a changé notre regard sur les oiseaux,
ce temps d'observation que nous leur avons consacré : leur agilité,
ce petit côté majestueux
Gracias.
Ceviche
On en profite pour déguster notre premier ceviche de pescados,
spécialité Péruvienne.
Il s'agit de poissons frais, de crevettes ou tout autre produit de la
mer mariné dans du jus de citron et des piments. Il est généralement
préparé le midi avec la pêche du matin.
On n'y a pas résisté, d'autant plus qu'on la consommé
à quelques mètres du bord du Pacifique, sous les vols
de Pélicans.
Dépaysement
Après l'Argentine où nous avions des repères (morphologie
de la population, infrastructures, musique...) assez proches des nôtres
en Europe, le Pérou est un vrai dépaysement ! La majorité
des visages est indienne, la taille des péruviens est en moyenne
de 1,50 à 1,60m, la musique latine est partout, l'habitat est
précaire (souvent les murs sont en panneaux d'osier tissé,
et le toit... quel toit ?), le coût (comparé à l'Argentine
ou la France) de la vie est nettement inférieur (le menu de base
au restaurant est à 1 €)... Nous reviendrons sur certains
de ces aspects dans des rubriques à venir...
Concours
Pour ceux de l'hémisphère nord, qui doivent avoir la tête
à l'envers
Au Pérou :
" Vers quel point cardinal orienter les panneaux solaires pour
un rendement optimal ? "
" Est-ce que le Soleil (attention, ici c'est le pays des Incas)
se lève à l'est ? "
Le règlement complet est en cours de rédaction, mais
vous pouvez d'ores et déjà participer en adressant vos
réponses directement à Michel B. (salut Colette !), qui
dépouillera
La
suite
chez les Nazca !
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Côte
Péruvienne, entre Désert et Pacifique
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Candelabre
- Iles Ballestas
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Alex,
un curieux avec qui nous sympathisons
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Goût
Buble Gum, existe en Diet (light) !
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Ils
ont enfin trouvé un peuple à leur taille !
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Lima
Article écrit le 10 août 2008
Au pays d'Esteban
On reprend nos esprits difficilement suite au chaotique trajet depuis
Mendoza. Mais cette fois, C'EST L'PEROU !
Le pays de notre seconde destination promet de nouvelles expériences,
et puis, c'est le pays des rêves de Marie-Lise
Lima
Un
tiers des 27 millions de péruviens vivent dans cette métropole
grouillante, recouverte à cette saison (l'hiver) d'une brume
côtière qui masque le soleil la plupart du temps. Nous
logeons dans le quartier de Miraflores, en bordure de la côte
du Pa-ci-fi-que ! Premier aperçu de cet océan, l'autre
comme on dit surement à Saint Jean de Monts. :) On est de l'autre
côté des Amériques ! Un ange passe.
Une fois remis de notre dernier vol (d'avion) et du complément
de décalage horaire gagné au passage (encore 2h, soient
7h de moins qu'à Lamoura
on va finir par être revenu
avant d'être parti), nous privilégions les ballades en
centre-ville. Nous nous y rendons (pour les non-angevins : " nous
y allons ") en " combi ", ou toutes sortes de minibus
qui se suivent cul à cul tout au long des principales artères.
Pittoresque !
Nous sommes toutefois un peu frustrés par cette ville dont peu
de quartiers sont " recommandables " pour les touristes, tellement
la pauvreté y est profonde et le risque d'agression important.
Nous nous y sentons à l'étroit, et la partie suivante
illustre et résume à la fois ce sentiment
Vol
à la tire !
Notre guide du Pérou, dans de nombreuses rubriques, alerte le
lecteur sur les risques de vol et d'agression en tout genre dont le
touriste peut être la cible. C'est pas du bluff, on a testé
pour vous !
Marie-Lise, par la fenêtre d'un combi, vous filme sa petite séquence
de rue habituelle. A l'arrêt d'un feu rouge, une main venue d'on
ne sait où attrape l'appareil, tire violemment à en casser
l'attache qu'elle s'est passée au poignet, et disparaît
! Chrono : 3 secondes !
Vous ne verrez pas les photos ni les films de notre première
partie de séjour à Lima, désolés.
Et l'anecdote manque bien de se répéter quelques jours
plus tard. Cette fois, Marie-Lise ne filme pas mais tient l'appareil
dans ses mains, à l'intérieur du minibus, fenêtre
fermée. Un complice fait diversion en tapant sur les flancs du
combi, provoquant la surprise et attirant l'attention de tous les passagers.
Simultanément, l'acteur principal ouvre la fenêtre de l'extérieur
(bon, çà ferme pas très bien non plus !) et tente
d'arracher l'appareil ! Tentative de récidive manquée,
mais une vigilance de tous les instants doit rester la règle
Museo
de la Nacion
Même si le musée est en cours de réaménagement
en vue du prochain sommet d'échange culturel UE-Amérique
du Sud 2008, l'unique étage resté ouvert à la visite
vaut le détour. Une superbe collection de pièces magnifiques
est exposée : poteries, textiles, or et argent travaillés,
et quelques uvres contemporaines. Nous sommes marqués par
la profondeur de la culture de ce pays, de ses multiples civilisations
précolombiennes : Paracas, Moche, Nazca, Huari, Chachapoyas
autant de civilisations qui ont précédé et parfois
cohabité avec les Incas, qui n'en sont que les plus récents
et conquérants représentants (1430-1533, jusqu'à
l'arrivée des conquistadors).
Le musée abrite aussi une exposition photo temporaire pour le
" souvenir " de la période trouble des années
1980-1990, où des groupes terroristes semaient la terreur dans
le pays (on ne cite pas lesdits groupes, ils ne le méritent pas).
Bilan : 40 à 60 000 morts et disparus
Enfin, une autre exposition temporaire plus " fun " : celle
de l'année internationale 2008 de la pomme de terre ! La papa
comme on dit ici. Vous saviez qu'il existe 4000 variétés
de pommes de terre ? Et bien c'est ici, au Pérou, qu'elle est
née avant d'être amenée en Europe par les Conquistadors.
On
dirait le Sud !
Nous quittons Lima par la route Panamericana (celle qui va d'Ushuaia
à l'Alaska nous a-t-on dit), en direction du sud. Nous suivons
la bande côtière désertique qui longe toute la côte
péruvienne, et traversons des paysages nord-africains, des villages
à l'habitat précaire... un autre monde. Le soleil est
de la partie et cela nous réchauffe le corps et le cur
après l'aventure limena et sa grisaille.
Concours
Pour ceux de l'hémisphère nord, qui doivent avoir la tête
à l'envers
En Amérique du Sud :
" Dans quel sens les tourbillons tournent-ils : dans le sens des
aiguilles d'une montre, ou dans le sens universel ? "
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Le
folklore des bus de Lima
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Dans
un bus, à Lima, avec notre 2è appareil...
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2008
Année Internationale de la Papa
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Lima
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Titre
: "84 morts sur les routes en 11 jours"
Sous-titre : "Une situation que les autorités ne
parviennent pas à modifier jusqu'à présent"
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Quel
passé !
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Bcp
de Coccinelles au Pérou
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