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Kiwiland
: Ile du Sud
Article écrit le 18 novembre 2008

Nouvelle Zélande - Ile du Sud
du 13 novembre au 18 novembre 2008
Wanaka
C'est décidé, après les glaciers et les taux d'humidité
supérieurs à 100% de la veille, nous n'irons pas plus
près du pôle, et nous modifions notre itinéraire
: nous ne descendrons pas aux fjords, dans le sud.
Nous quittons donc la côte ouest pour l'intérieur des terres,
et là, hasard ou caprice de la météo, le printemps
est là ! Grand soleil, 25°C la journée, nous pro-fi-tons
de cette magnifique vallée, de son immense lac. Notre auberge
de jeunesse dispose de grands espaces communs et de baies vitrées
surplombant le lac, c'est grandiose et ce sont 4 jours de
vacances
! (les photos ont malheureusement été scratchées
vous n'aurez donc pas d'aperçu cette fois ci !)
Oamaru
Ensuite, direction la côte est, où nous posons nos sacs
à Oamaru, à une heure au nord de Dunedin (New Edinburgh
en celtique, c'est la capitale " écossaise " locale).
Surprise, la ville est en plein festival " Victorian Heritage "
: les vitrines sont décorées d'objets d'époque,
une grande partie des habitants est habillée " comme
en ce temps-là " alors sortez les couteaux en argent
et la porcelaine !!! Bref retour dans le passé très agréable
!
Vélo Party à Oamaru : Vidéo
Pingouins
La côte locale en héberge différentes colonies,
et de différentes espèces ! Ces animaux vivent en communautés
et ont leur nid sur terre. Ils passent la journée en mer à
pêcher, puis rentrent à la tombée de la nuit pour
rejoindre leur nid.
Nous
apercevons aussi quelques phoques se prélassant sur les rochers,
voire changeant de position de temps à autre.
" aux yeux jaunes ", parmi les plus rares du monde
En explorateurs avisés, nous nous rendons par nos propres moyens
sur une plage qui en héberge et attendons cachés (camouflés)
durant presque 1 heure. Mais comme ce sont les pingouins les plus timides
et les plus peureux au monde, nous devons nous contenter d'en apercevoir
deux ! Le spectacle est magnifique, ils se déambulent en sautant
et en basculant, quel spectacle ! Ce sont les premiers rentrés
de leur longue journée de pêche, et la nuit tombant nous
ne pouvons voir les autres rentrer.
" pygmées ", les plus petits au monde
Maximum, 25 cm de haut ! On les appelle aussi les Blue Penguins : ils
ont un plumage bleu indigo sur le dos, et blanc satin sur le ventre.
A Oamaru, un observatoire permet d'assister à leur retour de
pêche, et le spectacle vaut le détour (photos interdites
pour ne pas les effaroucher, nous ne pouvons que vous le raconter).
Dès
la nuit tombante, on les entend arriver à quelques dizaines de
mètres du rivage, grâce à leurs piaillements. Puis
ils débarquent sur la plage, par équipes de 10 à
15. Ensuite, ils doivent remonter une pente légère sur
quelques mètres, franchir un chemin et enfin se disperser pour
rejoindre chacun leur nid. Le tout dure
une heure (au vent et
au froid) !
La
remontée s'effectue par paliers, comme si chacun attendait que
tous ceux de son équipe soient bien arrivés. Ils restent
d'abord blottis les uns contre les autres, dans l'attente, puis se mettent
en marche en file indienne. La progression de chacun se fait soit en
marchant, soit par petits sauts lorsqu'il y a un obstacle. C'est trop
mignon.
Arrivée
à la limite du chemin, chaque équipe patiente un certain
temps, sans doute pour s'assurer de l'absence de danger sur ce terrain
découvert. Ensuite, la traversée s'effectue au pas de
course, et de l'autre côté, chacun rejoint directement
son chez-soi
Etonnant
spectacle, attachants animaux !
Bank's
Peninsula
Nous terminons notre séjour néo-zélandais sur cette
péninsule proche de Christchurch. C'est là qu'en 1838,
un capitaine de baleinier français acheta 12000 hectares aux
maoris. Il repartit en France et revint 2 ans plus tard avec 57 émigrants
français, pour coloniser la Nouvelle Zélande devenue entretemps
britannique ! Certains sont cependant restés, et le village d'Akaroa,
sur la " French Bay ", est fier de ses quelques noms de rues
et enseignes en français, et même de quelques drapeaux
bleu-blanc-rouge ! Un petit retour au pays pour nous, nous sommes guillerets
!
Cette
péninsule, maigrement décrite et vantée dans le
" Petit Futé ", mérite pourtant d'y passer quelques
jours. Entre ses superbes baies à taille humaine, découpées
au couteau, et ses reliefs d'origine volcaniques, c'est splendide !
Et cela nous permet de refaire nos sacs pour notre
13ème
vol !
La
suite
Vol 714 pour Sydney !
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Surf
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A
l'autre bout de la terre, chez les Kiwis
: Ile du Sud
Article écrit le 14 novembre 2008

Nouvelle Zélande - Ile du Sud
du 4 novembre au 12 novembre 2008
Ferry
Mardi 4 novembre, 7h30, nous embarquons avec voiture et enfant sur le
ferry qui relie Wellington sur l'île du nord, à Picton
sur l'île du sud.
Après une heure de trajet pour quitter la baie de Wellington,
et une autre heure pour la traversée, notre imposant navire s'engage
ensuite dans les " Sounds ", ces fabuleuses vallées
de montagne, englouties partiellement par la mer il y a
quelques
millions d'années ! On rêverait d'y naviguer
s'il
faisait un peu meilleur temps !
Nous débarquons finalement, au bout de 3 heures, sur l'île
du sud, la plus grande des deux principales de cet archipel (oui, oui,
il y en a plein d'autres
toutes petites) !
Kiwi
C'est d'abord le nom du fruit bien connu, importé à l'origine
de Chine, puis transformé et commercialisé désormais
sous ce nom. Il existe même maintenant le " Zespri Gold ",
un dérivé beaucoup plus gros à la chair jaune,
et aussi des " mini-kiwis ", comme des tomates cerise, qui
se mangent avec la peau (très fine).
Le kiwi, c'est aussi un curieux oiseau, de la famille des autruches
et émeus, incapable de voler et emblématique du pays.
Malheureusement, il est en voie d'extinction depuis l'import de prédateurs
(rats, chiens
).
Avec tout cela, " kiwi ", c'est aussi le surnom donné
aux néo-zélandais
surtout par leurs voisins australiens.
Golden Bay
Après 3 heures de route et sous des cordes
de pluies, nous parvenons à notre étape en bordure du
parc national " Abel Tasman ". Du nom de l'explorateur (hollandais,
encore un !) qui a découvert (après la Tasmanie) l'île
du sud de Nouvelle Zélande en 1642.
Le lendemain, le mauvais temps menace toujours à quelques centaines
de mètres de nous (que de beaux arcs-en-ciel !), mais nous échappons
au pire et profitons de quelques criques isolées, de sable orange,
sous le soleil ! Si, si
Si le temps s'était maintenu, nous aurions volontiers prolongé
notre séjour dans cette région, dont le parc est extraordinaire
et la côte splendide. C'est finalement au matin du 3ème
jour que nous nous en éloignons, alors que les sommets se sont
couverts de neige pendant la nuit
ben quoi, c'est le printemps
en Nouvelle Zélande !
Opossum
A l'opposé du vénéré kiwi, cet animal poilu
est un véritable fléau écologique ici. C'est un
vecteur de maladies transmissibles, un prédateur redoutable et
un dévoreur de flore (surtout les feuilles mais aussi l'écorce,
les branches
), à raison de 21 000 tonnes de végétation
par jour pour les 70 millions d'individus !
Du coup, les tentatives d'éradication se sont industrialisées
(arrosage des forêts au 1080, un produit chimique), mais chacun
y met du sien : les conducteurs sont fiers d'en écraser sur la
route (et ils doivent être habiles à ce jeu car la densité
d'opossums aplatis sur le bitume est impressionnante ! Nous, avec nos
hérissons, c'est de l'amateurisme
), et se développe
un commerce de fourrure très varié, de l'écharpe
aux gants en passant par tous gadgets possibles et imaginables !
Pancakes Rocks
Courte étape à proximité de ces formations rocheuses
particulières, dont l'assaut permanent du vent et des marées
les a rendues semblables à des empilements de crêpes. Original,
non ? En plus, la marée est forte et nous profitons pleinement
du spectacle du " trou du souffleur ", geyser d'eau expulsée
d'un trou dans la roche, provoqué par les vagues sous-terraines.
Bien jolie et promenade, seulement écourtée
par
la pluie !
Le trou du souffleur
: Vidéo
Toitu te Whenua
Cette expression maorie signifie " Ne dérange
pas la terre ", et résume à notre sens assez bien
l'esprit néozélandais vis-à-vis de l'environnement.
On sent que la nature est vraiment traitée avec respect. En deux
semaines, nous n'avons vu aucun détritus abandonné sur
l'ensemble des sites où nous sommes passés, même
parfois en l'absence de poubelles !
Les glaciers
Dernière étape de notre trajet côté ouest,
nous faisons halte à " Franz Josef Glacier ".
Ce petit bourg de 300 habitants, à 20 Km de la mer, gère
la proximité du glacier du même nom.
Le géologue von Haast, d'origine autrichienne, a été
le premier à explorer la région, et, en l'honneur de son
empereur de l'époque, le fameux mari de " Sissi ",
a nommé ainsi le glacier.
Comme
vous nous connaissez, infatigables aventuriers intrépides (!),
nous ne résistons pas à l'envie de crapahuter dessus
avec un guide, quand même ! Et c'est parti, avec équipement
imperméable, piolet et crampons, entre failles étroites
et passages vertigineux (à certains endroits, il y avait bien
1 mètre cinquante
). Les dégradés de blancs
aux bleus (selon la densité de la glace) sont superbes. Les sensations,
inoubliables. Grand moment.
Climat
La dernière journée à Franz Josef, sous des trombes
d'eaux incessantes, nous permet de revisiter
en DVD, le 3ème
volet de la trilogie du seigneur des anneaux de Peter Jackson (tourné
ici, en NZ), ainsi que Madagascar (un peu de soleil, çà
manquait !).
Nous couronnons le tout d'une soirée crêpes avec Caroline
et Carl, de Belgique, et on oubliera vite le reste
Au fait, précisons qu'en Nouvelle Zélande, il n'y a que
3 saisons
mais c'est par jour : matin, après-midi et soir
!
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A
l'autre bout de la terre, chez les Kiwis
Article écrit le 4 novembre 2008

Nouvelle Zélande - Ile du nord
du 27 octobre au 3 novembre 2008
Nous partons le dimanche matin 26 octobre, et 6 heures plus tard,
en début d'après-midi, nous nous retrouvons à Auckland
le lundi 27 octobre ! Nous n'aurons jamais vécu ce dimanche après-midi
là !
En effet, nous venons de passer la ligne internationale de changement
de date, et au lieu de continuer à accumuler des décalages
horaires en moins par rapport à la France, cette fois-ci nous
prenons 12 heures d'avance ! Les résultats du loto, c'est désormais
nous qui allons pouvoir vous les donner un peu en avance
Aotearoa
En langue maorie, cela signifie " la terre du long nuage blanc
", et cela désigne l'île du nord de ce pays qui en
dispose d'une seconde
au sud ! Rien qu'à son nom, vous
imaginez déjà le climat
brrrr ! Après 3 semaines
les pieds dans l'eau, nous déterrons bien vite polaires et écharpes
enfouies au fond des sacs.
Auckland
Plus grande agglomération du pays, un tiers de ses habitants
(soient 1,2 millions), c'est notre premier point de chute.
Nous y prenons possession de notre bolide
avec volant à
droite, pour une meilleure conduite
à gauche ! C'est particulier,
mais au bout de quelques heures, on s'y fait bien. De toute façon,
quand un véhicule fonce vers nous frontalement, c'est qu'on n'est
plus du bon côté et qu'on s'est remis à droite
Après un peu d'entraînement, nous pouvons longer la baie
d'Auckland, fameuse pour/par les régates de l'America's Cup,
et les émissions de
Télématin (culture, culture
!)
Superbe, même sous les nuages !
Trajet Auckland- Rotorua
Nous découvrons nos premiers paysages. Après les dégradés
de bleus polynésiens, voici les déclinaisons de verts
néozélandais
On comprend pourquoi nos amis britanniques
se sont installés ici, il y a quelques ressemblances notables
avec leurs paysages locaux ! Des douces collines recouvertes par des
hectares de pâturages ponctués de milliers de moutons et
de vaches. Précisons que même en ce milieu de printemps,
le taux d'humidité dans l'air favorise cette verdure
Les maoris
(du genre de ceux qui dansent le Haka pour nous intimider avant les
matchs de rugby
)
Ces polynésiens (peut-être en provenance des îles
Marquises dans une ultime phase d'expansion colonisatrice) auraient
colonisé l'île du nord au cours du 13ème siècle
(il y a toutefois des traces de présence humaine pré-polynésienne,
datant d'environ 3000 ans).
L'île du nord, c'est leur île
Pourtant, nous devons
être attentifs et observateurs pour en rencontrer, car ils sont
un peu perdus entre les descendants des colons britanniques et les asiatiques
récemment immigrés !
Auberges de jeunesse
La température ambiante nous incite à laisser les tentes,
duvets et autres accessoires de camping au fond du coffre
Le réseau BBH des auberges de jeunesse est très bien organisé,
et le confort y est généralement appréciable, salle
télé (Ce qui a fini de convertir Damien à ce mode
d'hébergement) et cuisine commune sont à disposition.
Notre carte de membre nous permet même d'appeler d'un site à
l'autre pour réserver à l'avance. Nous cabotons donc d'une
auberge de jeunesse à une autre. Et nous avons le plus souvent
une chambre de 3 ou 4, rien que pour nous !
Rotorua
C'est dans cette ville que l'on comprend l'origine et la justesse du
surnom de l'île du nord : l'île fumante ! En effet, l'odeur
de souffre qui emplit l'air ne trompe pas
De plus, nous sommes
cernés de fumerolles sortant de terre, de trous de boue bouillonnante
et de sources d'eau chaude ! Si jamais nous venions à l'oublier,
ici la terre nous rappelle sans cesse qu'elle vit. La Nouvelle Zélande
est née des frictions entre 2 plaques tectoniques, et l'activité
volcanique et géothermale est omniprésente.
Nous arpentons la vallée volcanique de Waimangu, où nous
admirons des lacs d'eau acide (Ph 2,1 pour les scientifiques
)
d'un bleu très clair ou vert et d'une température pouvant
aller jusqu'à 80° ! Cette vallée est née de
la naissance et de l'éruption du mont Tarawera en 1886 (hier
en temps géologique). De 1901 à 1904, on pouvait même
y contempler le plus grand geyser du monde : 400 mètres de haut
!
Parc Waimangu : Vidéo
Ensuite, c'est dans la réserve thermale de Wai-O-Tapu que nous
découvrons des formations de toute beauté et de toutes
les couleurs : des cratères de boue fumante, des amas de soufre
jaune, de silice blanche, d'oxyde de fer rouge brun, de manganèse
violet, d'arsenic vert
L'arc en ciel sur terre, c'est là
la nature est belle, non ?
En plus, on a de la chance, on assiste à l'explosion d'un geyser
d'eau de plus de 10 mètres ! Bon, la nature est un peu aidée
par le démonstrateur qui jette un savon dans le cratère
comme tous les jours à 10h15 !... Ce qui provoque une réaction
chimique qui déclenche immanquablement le phénomène
Un peu " show " à l'américaine, mais le résultat
est époustouflant.
Turangi - Lac Taupo et Parc du Tongariro
Etape suivante dans le parc national du Tongariro. Ces terres ont été
offertes par des chefs maoris au gouvernement il y un peu plus d'un
siècle et demi (comme toutes celles qui ne leur ont pas été
volées
). Nous randonnons quelques heures entre 2 des 3
superbes sommets volcaniques du Parc, le long du Great Walk (l'équivalent
de nos GR). Nous en revenons vidés, et surement purifiés
Zorb
On n'arrête plus Damien dans les sports de l'extrême ! Après
le vélo hollandais, le voici devenu un véritable Zorbnaute
!
A quelques kilomètres du lac Taupo, il fait une descente en Zorb.
Unique au monde ! Il s'agit d'une grosse boule de plastique gonflable,
dans laquelle il embarque. Et le voilà parti pour dévaler
la pente (aménagée, que Papy ne s'inquiète pas
trop !)
Damien, en direct du Zorb :
Vidéo
Wellington
Cette ville est la capitale officielle de ce dominion de la couronne
britannique
coincée entre la montagne et sa bien jolie
baie.
C'est là qu'on déguste notre premier (et donc meilleur)
kebab irakien depuis bientôt 5 mois ! Damien est aux anges ! Demain,
le ferry nous embarque pour d'autres cieux
La suite
sur l'île du sud (la plus proche du pôle,
brrrr) !
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